Papier vous présente le travail enchanteur de la photographe française Alix Pardo. Ses images nous font voyager au Mexique, en Indonésie, en Patagonie ou encore au Portugal et au Sri Lanka. En les regardant, on s’imagine sentir le vent chaud et poussiéreux, on laisse son regard agripper volontiers chaque détail, nous transporter dans le raffut local ou au contraire, on accepte que tout s’arrête le temps d’une lueur qui passe sur le paysage. Un rappel que nous sommes de simples témoins de la vie d’ici et d’ailleurs. Interview. 

Peux-tu te présenter ?

Bonjour Papier ! Je suis Alix. Je vis à Biarritz avec mon chien Naski, on adore la plage, la forêt et la montagne, le soleil, la pluie et le fromage ! Et je suis photographe aussi ! J’ai travaillé pendant presque 10 ans à l’image de Voyageurs du Monde et je suis maintenant freelance.

Quand as-tu commencé ton travail photographique ?

Dès l’enfance, mon père passait son temps à nous photographier, ma mère, mon frère et moi. On voyageait beaucoup aux États-Unis et au Canada et il capturait notre quotidien sur la route, dans les motels, les restaurants. J’ai voulu faire pareil et je n’ai jamais arrêté depuis. J’aime tout photographier. C’est une atmosphère et la lumière qui me guident. Taxis, murs, fleurs, un reflet, une vibration dans l’eau. J’essaye de suspendre le temps avec mes images. À inciter le spectateur à s’arrêter, scruter les détails avec plus d’attention. À partager l'instant présent pour redécouvrir la nature qui, même discrète, murmure constamment. De la même manière, plonger dans les turbulences de la rue saturée de vie. Pour moi, la beauté n’a pas besoin d’être grandiose pour émouvoir. Elle se cache dans l’ordinaire, dans la respiration du quotidien. Dans un embouteillage comme dans la nature, même la plus sauvage. J'aime ses moments intimes, simples mais intenses, pris sur le vif, dans un éclat de vie souvent imperceptible. 


Quels sont tes meilleurs souvenirs de photographie de voyage ?

Mes photos ! Je reviens juste d’un reportage au Canada dans les Rocky Mountains. J’ai découvert le Lac Minnewonka, d’un turquoise indescriptible et surplombé de montagnes enneigées. Une silence absolu, J’en ai pleuré d’émerveillement et de beauté.
L’immensité de la Patagonie, une telle émotion… Et les baleines dans la mer de Cortez, une jeune joueuse de Cricket Sri Lankaise avec ces jolies tresses et son lancé affirmé, mon chien qui grimpe les canyons du désert des Bardenas comme un coyote, une tornade tropicale étouffante qui subitement s’arrête pour laisser place à une lumière orange vif, un fou rire échangé avec une très vieille femme mexicaine dans les vallées centrales de Oaxaca  … Chaque voyage est un moment unique.


Quelle est la meilleure façon de décrire ton travail ?

Mon approche est une invitation à ralentir, à prendre le temps, à  contempler le monde dans toute sa subtilité. J’observe les moments de pause, les lieux de silence et de réflexion. Mon travail explore également le lien intime entre l’humain et la nature. Une branche d’arbre qui s’étire vers le ciel, un désert ponctué de cactus solitaires, l’eau paisible d’un lac. Chaque scène évoque l’harmonie silencieuse qui nous unit à notre environnement. 


Des projets ? Futurs reportages ?

Je réponds à cet interview de l’aéroport, je m’envole vers le Montana pour un nouveau reportage… À nouveau dans les Rockies ce mois-ci mais côté américain. Moins 10 degrés prévus à la météo de Big Sky MT, je suis une fille de la plage et des pays chauds mais je vais finir par aimer la neige…

MERCI PAPIER <3 

Découvrez son univers sur @alixpardo